Business Model de l’élevage de volailles en Afrique 112


Introduction

Elever des volailles à grande échelle aux abords des grandes villes est un business qui s’est passablement développé dans un grand nombre de pays africains ces dernières années.

C’est aussi un domaine qui a connu de nombreux échecs et que les banques sont maintenant très frileuses à considérer d’un œil favorable.

Il y a plusieurs Business Model derrière ces élevages :

  • Elever des poules pondeuses pour la vente des œufs (et des poules de réforme en sous-produit)
  • Elever des poulets pour la viande
  • Elever des poulettes pour les vendre à 2 mois aux producteurs d’œufs
  • Etre naisseur de poussins pour la vente aux éleveurs

Enfin, d’autres combinaisons mixant ces rôles sont possibles, celui le plus fréquemment évoqué est celui de la production des œufs sur lequel nous nous focaliserons plus spécifiquement.

Quand on évoque ces élevages, il s’agit implicitement d’élevages intensifs, utilisant les techniques en vogue dans les “pays compliqués”. [1]

La face cachée du modèle technique d’élevage

Elevage-intensif-afriqueIci, je veux parler des techniques d’élevage qui sont traditionnellement mises en œuvre par ces business et présentées comme une innovation.

La première remarque est que ces modèles d’élevage sont directement calqués sur les méthodes occidentales d’élevage intensif.

Or le modèle technique d’élevage n’est pas un simple recueil neutre de bonnes pratiques d’élevage, c’est en réalité un outil au service des acteurs en position de force – en l’occurrence les industriels – pour exploiter les éleveurs.

En fait, il faut bien comprendre que la logique de ces modèles vise essentiellement à favoriser les affaires d’une part des fournisseurs d’inputs industriels fournissant :

  • les aliments tout prêt et autres compléments (Vitamines, minéraux, etc.)
  • les produits chimiques (Dits vétérinaires : vaccins, antibiotiques, médicaments divers, désinfectants, etc.)
  • les équipements spécialisés (Couveuses, abreuvoir, pulvérisateur, distributeur de nourriture, etc.)

D’autre part de ceux qui achètent les produits aux producteurs pour :

  • les transformer (Cas majoritaire en Occident : ces produits sont des inputs pour l’industrie agro-alimentaire)
  • les écouler directement sur le marché (Distributeurs qui vont alimenter les supermarchés)

Cette mise sous dépendance des éleveurs en tant que clients et fournisseurs de l’industrie agro-alimentaire, est une conséquence directe de la mise en application du modèle d’élevage intensif.

Le modèle intensif et ses conséquences

Elevage intensif poulesCe modèle est fondé sur le confinement à haute densité des animaux : l’élevage concentrationnaire, et les conséquences de cette concentration font précisément naître les besoins en produits industriels chez les éleveurs.

Par exemple, dans le cas de l’élevage des volailles, il y a un point essentiel qui est de permettre aux animaux de se nourrir eux-mêmes sur le sol. Les volailles trouvent beaucoup de nourriture par elles mêmes (graines, insectes, asticots, herbe, …) qui sont d’excellentes sources alimentaires  (protéines & minéraux notamment).

Mais lorsqu’on enferme les volailles, elles ne peuvent plus accéder à cette source de nourriture, d’où les produits complémentaires, vitamines, minéraux, etc. Elles ont moins d’exercice, elles ont un air de moins bonne qualité et un accès réduit à la lumière du jour, d’où leur santé en pâti d’où les produits pharmaceutiques
Vous voyez la logique ?

  • Les animaux ne peuvent plus se nourrir sur le sol, et la perte de cette source d’alimentation saine et peu coûteuse doit être compensée par des achats.
  • Ils souffrent d’un air vicié, du manque de lumière et de la surpopulation.
  • En bref, ils sont clairement mis dans des conditions d’hygiène et de bien être déplorables !

A partir de là comment assurer la survie de ces animaux ?

Les éleveurs des pays compliqués [1] surmontent (avec plus ou moins de succès) ces handicaps de départ par :

  • la ventilation et l’éclairage électrique
  • la désinfection
  • la vaccination
  • les antibiotiques, antistress et autres médicaments
  • l’alimentation complémentée
  • l’automatisation de la distribution des aliments et de l’eau

Toutes choses se traduisant par des achats auprès des industriels correspondants, car c’est bien pour favoriser ce marché que le modèle a été promu.

Ce qu’il faut retenir ici pour notre sujet, c’est que ces techniques d’élevage ne sont pas simplement des techniques correspondant à une recherche neutre mais bien des outils de marketing orientés pour inciter les clients (les paysans) à utiliser des techniques d’élevage qui les forcent virtuellement à acheter des produits aux industriels.

Comment a-t-on fait accepter ce modèle ?

Afin que l’absurdité de ces techniques d’élevage ne ressorte pas trop, elles font l’objet d’une véritable propagande continue, par les écoles d’agriculture et le discours ambiant sur le modernisme, l’hygiène, etc. Cette propagande est entretenue par le lobbying des industriels auprès des acteurs : le financement des écoles d’agriculture (dons de produits et d’argent), la production de pseudo-science (études publiées dans les revues spécialisées pour éleveurs et vétérinaires …), l’argent de la publicité auprès des médias afin de leur faire publier les productions de pseudo-science et de rassurer les consommateurs.

Le paysan lui est souvent piégé par la recherche d’un revenu stable et l’emprunt nécessaire pour la mise en place de l’élevage (bâtiment et équipements notamment). Une fois lourdement endetté, il n’a plus le choix et il va vivre dans l’angoisse de l’épidémie qui ruinerait son élevage, ce qui le poussera à d’autant plus de dépenses sanitaires.

Du point de vue du pays tout entier, le gouvernement se dit que ça favorise le modernisme, l’industrie, l’emploi etc.

Depuis quelques temps, cependant, on note en Occident, l’émergence d’une classe de paysans qui se défend et produit à sa façon. La plupart ont le label « BIO » pour agriculture biologique. Ils réduisent considérablement les achats de produits industriels pour augmenter leur rentabilité tout en produisant des produits sains de meilleure qualité et qu’ils peuvent vendre plus cher.

Comment le modèle d’élevage intensif se transpose en Afrique ?

Lorsqu’on adopte les techniques d’élevage intensif en Afrique, il faut se souvenir que l’on ne considère que la pointe émergée de l’iceberg, on oublie que ceci repose sur une infrastructure beaucoup plus vaste constituée par le tissu industriel, la grande distribution, l’accès aux facilités telles que : électricité, eau, transports, chaîne du froid … toutes choses classiquement défaillantes en Afrique.

En ne transposant que le modèle technique d’élevage, déjà on comprend que nous sommes dans une situation biaisée.

Dans la plupart des pays africains, l’industrie capable de fournir les élevages intensifs est inexistante ou quasiment inexistante. La plupart des équipements et produits (Equipements, vaccins, antibiotiques, médicaments, vitamines …) devront donc être importés, ce qui réduit déjà l’intérêt du modèle pour l’économie nationale au niveau global.

L’éleveur, va donc handicaper son élevage sans toutefois disposer de tous les moyens pour traiter ces handicaps :

  • construction coûteuse
  • ventilation électrique et éclairage électrique irréalistes
  • produits vétérinaires coûteux et souvent périmés, ou détériorés à cause de la difficulté de les garder au frais notamment. (Les accidents avec les vaccins sont fréquents)
  • aliments coûteux et de qualité douteuse (mauvaise conservation, transport et stockage prolongés)

L’élevage intensif à l’occidental me parait un système voué à des risques et des coûts disproportionnés donc voué à l’échec économique.

Les véritables intéressés à ce modèle d’élevage, ceux qui ont le plus à y gagner, sont les importateurs/distributeurs des grands trusts internationaux d’aliments et produits sanitaires pour animaux.

Reprendre le problème au départ

Où sont les besoins ?

On note que l’élevage intensif et moderne est souvent appréhendé comme une bonne idée business incontestable.

Mais, par définition une bonne idée business est une idée qui répond à un besoin présent sur le marché, à un problème rencontré par un nombre suffisant de personnes qui sont prêtes à payer quelque chose pour le résoudre.

Or à quel problème répond l’élevage intensif ? A un problème des  producteurs d’œufs ? A un problème des consommateurs d’œufs ? On ne sait pas, ce n’est jamais évoqué, l’élevage intensif est présenté comme une idée business qu’il n’est pas nécessaire de justifier par rapport à un besoin, elle semble aller de soi.

Si on veut lancer un business dans ce domaine, il faut revenir aux fondamentaux et commencer par identifier les besoins qui peuvent se manifester chez les différents acteurs.

Du côté des consommateurs & distributeurs

  • Où les consommateurs achètent-ils leurs œufs aujourd’hui ?
  • Où ces points d’achat se fournissent-ils ?
  • Réussissent-ils à fournir leur clientèle ?
  • Ont-ils des demandes qu’ils n’arrivent pas à satisfaire ?
  • Ont-ils du mal à s’approvisionner ?

Du côté des éleveurs

  • Ont-ils des problèmes pour écouler leur production ? Pourquoi ? (Prix ? Demande faible ? Transport ? Saisonnalité ? …)
  • Au contraire pourraient-ils vendre plus ? Si oui qu’est-ce qui les en empêche ?
  • De quoi auraient-ils besoin pour augmenter leur production ? Ou diminuer leurs coûts ?
  • D’où viennent les poussins ?
  • Ont-ils des difficultés à les faire naître où à s’en procurer ?
  • Que font-ils des poules de réformes ?

Une approche plus saine

Je pense qu’on peut se rendre compte rapidement de l’intérêt de se poser ces questions et d’en obtenir les réponses.

Plutôt que de se lancer dans un modèle d’élevage à priori, il peut être plus intéressant de considérer la filière dans son ensemble et de comprendre comment elle est organisée aujourd’hui, puis d’identifier des problèmes dont la réponse va améliorer l’efficacité globale et donc avoir une bonne valeur ajoutée, susceptible de fonder un business viable sur le long terme.

Dans cette optique, par exemple, les éleveurs peuvent devenir des clients pour des services et produits qui vont améliorer leurs résultats, la collecte et la distribution peuvent peut-être aussi améliorées au bénéfice de tout le monde …

Ainsi, on ne désorganise pas la filière, ont permet aux producteurs de faire évoluer leurs techniques en fonction de leurs problèmes réels.

Prospective

Volailles en plein airPar exemple, alors qu’on sait que l’approvisionnement en nourriture et les risques sanitaires sont particulièrement sensibles en Afrique, un modèle d’élevage fondé sur des volailles qui ont un libre accès à l’extérieur et des abris d’une capacité limitée pour éviter la concentration, sont des bases pour limiter les risques, et limiter les achats en utilisant au mieux le sol qui prodigue une nourriture naturelle aux animaux.

A partir de là, les éleveurs peuvent bâtir des techniques plus sophistiquées sur la rotation des parcelles, la mise en place de vides sanitaires par rotation sur les abris, la mise sur pilotis des abris pour éviter l’humidité, l’utilisation d’espèces picoreuses capables de se nourrir efficacement de façon autonome, d’espèces locales robustes et bien acclimatées ….

Et voilà de bons besoins à satisfaire qui vont favoriser le business général et tisser des échanges économiques sains entre les parties.

Ne pensez-vous pas que c’est une meilleure façon de faire du business plutôt qu’intimider et intoxiquer mentalement les acteurs les plus faibles ? (D’autant plus si c’est vous la victime ! Smile)

Questions aux lecteurs

  • Avez-vous déjà été tenté par ce type d’élevage pour en faire un business ?
  • Si oui l’avez-vous réalisé ou abandonné ? Réussi ou Raté ? Pour quelles raisons ?
  • Dans tous les cas, cet article vous a-t-il apporté un éclairage nouveau ?

Merci pour vos témoignages, questions, réponses dans la zone commentaires ci-dessous !


[1] Je propose de remplacer systématiquement l’expression “pays développés” par “pays compliqués” plus parlante et pertinente à mon sens.

[*] Crédit photo (élevage intensif) : Ma cuisine végétalienne


Comment ils font à la Maison du Paysan au Bénin : Vidéo sur l’élevage Agro Pastorale impulsé par Dr Babadjide


Bonus vidéo : la bonne façon de nourrir ses poules !

Des éleveurs Haïtiens avec pleins de bonnes idées sur la façon de bien nourrir ses poules avec les moyens du bord !


Bonus video : la mauvaise façon de nourrir ses poules !

Nourrir ses volailles avec des intrants externes qu’on ne domine pas !
Dans cette vidéo (Euronews) on pourra constater (tristement) les conséquences exactes de l’adoption du business model industriel dénoncé dans l’article, avec toutes ses conséquences dévastatrices sur la désorganisation de la filière et la dépendance que cela créer in fine.


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112 commentaires sur “Business Model de l’élevage de volailles en Afrique

  • medium.medecine.traditionnelle@gmail.com

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  • SIMYELI. bertin

    Salu. tou le monde . je dispose d’ un lot de. terrain. et jsui passionné. par l’élevage. .mai jai besoin. de vos aide financière. et techniques. meri

    • MicroCred

      Bonjour Monsieur / Madame

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      finance.microcred@financier.com
      pour avoir plus d’informations sur notre financement.

      BONNE LECTURE A VOUS

    • BIANCO

      Madame monsieur
      Si vous avez bien lu les quelques explications de j’ai émises, et que vous pouvez apporter des réponses a celles ci, vous pouvez déjà commencer a mener vos démarches pour un éventuel projet.
      Mais qu’entendez vous par volailles? ( poulet- poule pondeuse- dinde- pintade- pigeons- caille- faisan- perdrix -où autres).

  • BIANCO

    Bonjour a tous ceux qui se posent des questions (comment-où-pourquoi-peut être-etc.) sur le sujet comment créer un élevage avicole?

    La réflexion N° 1 qu’il faut ce poser avant tout c’est que nous allons travailler avec du « VIVANT » , comme pour tout être vivant, il faudra respecter certaines obligations journalières (contraintes pour certains) de base, c’est a dire veillez a ce que les animaux aient suffisamment a boire, manger, chaud, où frais, etc. et surtout la qualité de ces services.

    La question N° 2, qui est la plus importante, sur le point investissement est « De quelle capacité financière je dispose  » pour faire (quoi -où-comment).

    Question N° 3, quel sont déjà les concurrents existant et comment se comporte le marché (spéculation journalière).

    Question N° 4, le marché dispose t’il  » Régulièrement » de tous les intrants pour pratiquer de l’élevage ( matière première- matériel- poussins- vaccins- etc.). n’oublions pas que les lois sont assez changeantes en Afrique, même si elles ont assez perméables.

    Ensuite, ai je la capacité (formation) pour m’occuper d’un tel projet? souvent l’on a tendance a croire, qu’il suffit de donner a boire et a manger aux poules et que ca va tous seul !!!. Non car si l’on n’a pas un  » minimum » (quelques années) de compétence, c’est souvent trop tard pour rattraper un  » MAUVAIS » coup , ( problème sanitaire où autre), qui auront un fort impact économique sur votre élevage.

    Etc. etc. il faut se poser et « Répondre » à un ensemble de question avant de  » vouloir  » créer un élevage.

    Et gardez bien en tète, qu’il n’y a pas de model ‘type » d’élevage, chacun sera unique, spécifiquement dans le petit élevage familiale. Ce ne sont pas comme les grands élevages industrielles qui eux sont assez « Standardisés ».

    Voila, si quelqu’un a besoin d’information je suis a votre disposition.
    Bianco Antoine
    Consultant Expert en Aviculture (30 années d’expériences, dont 23 en Afrique).

  • Jason

    salut Pascal! c’est très intéressant ce que vous avez dit sur l’élevage. j’aimerais concevoir un projet concernant une ferme avicole mais y a une chose qui me bloque c’est un modèle de projet d’une ferme avicole. c’est possible que vous en disposez? j’ai beaucoup aimé ce que je viens d’apprendre. merci!

  • Elisabeth Sonko

    Bonjour Mr,

    Tout d abord merci beaucoup pour toutes ces informations que vous nous donnez.
    Je m appelle Elisabeth et habite Senegal. Je veux investir dans les poules pondeuses.
    Je suis novice et Je partage la meme opinon que vous sur l’avicultue en plein air et considere serieusement cette opton. Mais comme vous l ‘avez si bien dit on nous a tellement vendu l aviculture intensif que je doute un peu.
    Mon reel probleme est que malgre mes recherches sur le net je n ‘arrive pas trouver les informations necessaires sur les aliments et equipements adequats et des prix competitifs pour la production a grande echelle.
    Aurez vous des modeles de reussite a me recommender.

    Merci d’avance.

    Elisabeth

  • koutouan thibault

    je me nomme monsieur Koutouan thibault je suis acheteur de vollaile notamment de poulet pondeuses et de chairs .jai besoin de poulet pondeuse au nombre de 1000 sujets avant le 4 juillet .l’unité a 2700f a 2800f urgent.mes contacts sont les suivants 58 93 93 92 .faisons des affaires c’est alors que nous reussirons.

  • Anna BONY

    Bonjour pascal,
    C’est avec plaisir que j’ai lu votre article. Je suis en côte d’ivoire et mon projet est de me lancer dans l’élevage de poulet comme activité professionnelle. J’avoue que je suis novice dans ce domaine et je m’adresse à toi pour avoir les rudiments nécessaires.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Anna,
      je ne peux pas faire un cours à distance sur l’élevage de poulets.
      Observe et expérimente avec un nombre réduit d’animaux.
      Parcours les commentaires ci-dessous car il y a déjà eu la même question.
      Aussi, regarde parmi les vidéos de la play list Agriculture pour l’Afrique sur la chaine youtube du blog.
      Tu trouveras plusieurs videos sur des éleveurs qui se sont lancés.
      Je te souhaite bonne réussite.

  • newton

    bonjour je voudrai tout d’abord vous remercier pour cette initiative si noble moi je suis étudiant a l université cheikh anta diop de dakar et avec les moyens du bord j’entretiens par 50 poussins pour 45 jours mais j aimerai bien trouvai un investisseur avec qui collaboré j’ai beaucoup d’espace chez moi merci d’avance

    • Mhoumadi omar

      bonjour je suis francais originaire des comores et j’ai envie de me lancer dans l’elevage j’aime les animaux
      mais mon pays est rempli de problemes pas de lumiere, manque de nourriture alimentation pour les animaux comment faire ?

      cordialement
      Mhoumadi

      • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

        Hello,
        Il faut relire l’article qui explique justement qu’il ne faut pas faire dépendre son élevage de l’électricité ni de l’achat de nourriture à l’extérieur.
        Egalement, visionner si possible la PlayList « Agriculture pour l’Afrique » sur la chaine Youtube du blog où on peut voir plusieurs exemple d’éleveurs aant réussi avec les moyens du bord.
        Courage !

      • BIANCO

        Bonjour a tous ceux qui se posent des questions (comment-où-pourquoi-peut être-etc.) sur le sujet comment créer un élevage avicole?

        La réflexion N° 1 qu’il faut ce poser avant tout c’est que nous allons travailler avec du « VIVANT » , comme pour tout être vivant, il faudra respecter certaines obligations journalières (contraintes pour certains) de base, c’est a dire veillez a ce que les animaux aient suffisamment a boire, manger, chaud, où frais, etc. et surtout la qualité de ces services.

        La question N° 2, qui est la plus importante, sur le point investissement est « De quelle capacité financière je dispose  » pour faire (quoi -où-comment).

        Question N° 3, quel sont déjà les concurrents existant et comment se comporte le marché (spéculation journalière).

        Question N° 4, le marché dispose t’il  » Régulièrement » de tous les intrants pour pratiquer de l’élevage ( matière première- matériel- poussins- vaccins- etc.). n’oublions pas que les lois sont assez changeantes en Afrique, même si elles ont assez perméables.

        Ensuite, ai je la capacité (formation) pour m’occuper d’un tel projet? souvent l’on a tendance a croire, qu’il suffit de donner a boire et a manger aux poules et que ca va tous seul !!!. Non car si l’on n’a pas un  » minimum » (quelques années) de compétence, c’est souvent trop tard pour rattraper un  » MAUVAIS » coup , ( problème sanitaire où autre), qui aura un fort impact économique sur votre élevage.

        Etc. etc. il faut se poser et « Répondre » à un ensemble de question avant de  » vouloir  » créer un élevage.

        Et gardez bien en tète, qu’il n’y a pas de model ‘type » d’élevage, chacun sera unique, spécifiquement dans le petit élevage familiale. Ce ne sont pas comme les grands élevages industrielles qui eux sont assez « Standardisés ».

        Voila, si quelqu’un a besoin d’information je suis a votre disposition.
        Bianco Antoine
        Consultant Expert en Aviculture (30 années d’expériences, dont 23 en Afrique).

      • chantal

        Bonjour, J’octroie des prêts d’argents à toutes personnes capable de le rembourser avec un taux d’intérêt de 3,5% l’an et un délai allant de 6 mois à 15 ans, selon le montant demandé. Nous le faisons dans tous les domaines. veuillez nous écrire pour avoir plus d’informations par mail: chantalelavilla@yahoo.fr

  • Traore

    Hello Pascal comment allez vous j’espère que vous vous portez bien ces temps-ci la connexion internet était vraiment mauvaise je vous ait envoyé le business plan ainsi que le guide explicatif de la banque mais comme le débit internet était bas j’espère que vous les avez reçu, je n’ai pas terminer le business plan car il ya plusieurs contours que je ne maîtrisait pas. Merci et bonne continuation

    • Blandine

      Bonsoir Laeticia, il y a de nombreux vendeurs de poussins au Cameroun , mais il faudra venir acheter sur place donc se déplacer. Je crois que pour les prix cela coûte 500 cfa .
      Je peux te trouver des vendeurs si tu peux te déplacer .N’hésite pas à me contacter
      Bon courage

  • Anonimaus

    Bonjour Pascal,
    Merci pour cet articles enrichissants. Je voudrais savoir quelle race de poule utiliser pour la production des œufs dans le contexte Africain. Par exemple peut-on utiliser des poules rousses au village, en plein air sans l’arsenal des médicaments et des « produits du mangeoir » comme à l’habitude des fermes plus ou moins industrielles.
    Sachant que j’ai un peu fait d’élévage avec mon père, je me demandais si 100.000 à 1.000.000 (voir plus) de poules pondeuse en Afrique centrale à la façon plein air, était faisable. Merci d’avance.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonsoir,
      oui, la poule rousse est parfaitement utilisable, ce n’est pas vraiment une race d’ailleurs, il y en partout de par le monde des poules de ce type !
      Ca prouve qu’elles savent s’adapter.
      D’une manière générale, il faut éviter les races sophistiquées.
      Je fais remarquer aussi qu’on ne pense pas souvent à la pintade qui est très robuste et se plait tout à fait en Afrique.
      Enfin, à propos d’élevage de 1.000.000 de poules, je ne sais pas, en fait tout dépend d’abord de la surface disponible. Ensuite, je pense qu’il vaut mieux fractionner les groupes en unités plus facile à contrôler.

      • SOUABO

        Bonjour Pascal,

        Avant tout merci pour toutes ses infos….
        Moi je vis au Burkina Faso et le projet est très rentable ici au Faso.J’ai un projet de mise en place d’une ferme avicole et de production de poulets de chairs déjà établi mais je cherche un financement et une bonne formation.Si toute fois vous pouvez m’aider ou connaissez des personnes ou sociétés intéressés par ce projet dans ce sens,ce serait salutaire et rentable.

        Ousmane SOUABO, Tél:(00226) 78 47 52 25
        émail:manosouabo@yahoo.fr
        J’espère vous lire prochainement…………..

  • samira kessab

    Bonjour Pascal,

    Avant tout merci pour toute ses infos..
    Afin de soutenir un jeune homme dans son projet d’élevage de 1000 poules pondeuses au Congo, j’aimerai avoir une visibilité approximative de la rentabilité d’un tel projet. Sais-tu ou je pourrai trouver ses infos?
    Merci encore pour ton investissement¨
    Cdlt,
    SK

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Samira,
      S’il s’agit d’un élevage industriel, il faut tenir compte de toutes les mises en garde qui sont expliquées dans l’articles, conséquence d’un système biaisé dès le départ. Sur ce type d’élevage l’expérience montre une très mauvaise rentabilité pour le paysan et une grande fragilité.
      De toutes façons la rentabilité doit s’estimer au cas par cas et peut varier considérablement.
      Il faut donc prendre son papier et son crayon, identifier tous les postes de charges, les valoriser de façon réaliste et procéder de même pour les prévisions de ventes (en prix et quantité) …
      Il n’y a pas d’information miracle quelque part sur un sujet aussi précis.
      Bien amicalement.

  • GRÂCE

    Bonjour, c’est Mlle Grace, je suis la présidente fondatrice d’une ONG en RDC /Kinshasa, et suis à la recherche d’un soutien financier pour le projet d’élevage des poules pondeuses. Si cela vous intéresse veuillez me contacter sur lemenagrace@gmail.com ou sur 00243999333114. Merci et, à bientôt en espérant vous lire prochainement

    • Jeannete WELADJI

      Bonjour à je viens à peine de tomber sur ton site au moment où j ‘avais besoin des conseils pour l’élevage des poules pondeuses car c’est aussi un projet pour mon époux et moi et pour apporter un peu de lumière à notre amie de Port gentil au gabon . je pourais lui demander de se rapprocher de la SMAG à Libreville car j’y vis et c ‘est cette société qui vend les poussins et les aliments et celà fait déja 4 jours que j’ai reçu mes poussins commandés il y’a deux mois . nous verrons la suite en espérant que tout ira pour le mieux . Cordialement

  • Abeli Sengi Justin

    Bonjour! Je suis en rdcongo, province du nord kivu/goma, nous sommes une association et nous elevons des poules quelque soit nos moyens! nous avons besoins de conseil et aussi des soutien des intrants et autres, si vous ete interese par ce SOS contact moi par mon mail: abelisengi@gmail.com ou bien appel au (+243)817264023,843780798.

    • MARIE - LEATICIA

      Bjr Pascal, je te suis depuis plusieurs mois déjà et j’ai appris beaucoup avec toi. Encore merci ! mon projet d’élevage des poules pondeuses est en bonne voie. Je vie a port- Gentil au Gabon, et je ne connais pas ou je peux me procurer soit des poussins et le prix si possible. merci d’avance

      • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

        Bonjour Marie-Leaticia,
        Heureux d’apprendre qu’on ait pu t’aider et que ton projet progresse …
        Pour se procurer poussins ou poulettes, ça malheureusement, je n’ai pas d’information précise, je ne peux pas aider sur ce point.
        Cherche autour de toi, multiplie les sources d’approvisionnement, isole les lots au moment où tu les rentre pour une période d’observation (environ une semaine) avant de les mettre en contact direct avec le reste de la troupe.
        Bonne réussite !

  • Barthélémy

    Bonjour! Mon nom c’est Barthélémy, et je suis béninois. J’aimerais avoir vos conseils car je pense démarrer l’élevage des poulets locaux, sans grand moyens. Que pensez-vous du métissage?

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Barthélémy,

      les conseils que j’ai pu donner sont dans l’article et dans les commentaires ci-dessous.
      Il y a de nombreuses personnes qui sont dans ta situation.
      Mon avis c’est qu’il faut démarrer coûte que coûte avec les moyens dont on dispose, si faibles soient-ils.
      Ce qui différencie l’entrepreneur du non-entrepreneur, c’est la capacité à agir dans l’incertitude.
      Pour le métissage, oui de tout temps les éleveurs ont tenté d’adapter leur animaux par croisement à telles ou telles buts/conditions. Il n’y a pas de raisons que ça s’arrête.
      C’est le cours normal d l’élevage en fait.
      Bien amicalement

    • Traore

      Bonsoir Pascal comment allez vous? vraiment excusez moi du retard pour mon business plan en fait je me suis un peu perdu dans sa rédaction je ne l’ai pas fini donc je vous ait envoyé ce que j’ai pu faire pour juger, je vous ait aussi envoyé l’exemplaire du business plan proposé par la banque sur le quel on doit s’appuyer ainsi qu’un guide explicatif et le formulaire d’inscription.Donc en tout c’est trois fichiers que je vous ait envoyé.Merci beaucoup

  • Guy

    bonjour .
    moi , suis en république démocratique du Congo , la je cherche a débité avec l’évage de volailles mais je me demande quel sorte de méthodes dont je peu applique pour que je puisse réussir car je peur de prédateur et des maladies car pour trouver des médicament se trop difficile .svp je besoin de votre conseil !

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Guy,

      Dans les commentaires ci-dessous, il y a déjà pas mal de discussions sur le sujet des maladies, je te renvoie à leur lecture.
      Pour les prédateurs, il faut être spécifique, c’est-à-dire, savoir exactement de quels prédateurs on parle et se renseigner sur leur façon d’opérer, c’est ça qui permettra de bâtir un stratégie de défense.
      Pour ces 2 sujets, à la base, il faut limiter les risques en utilisant de nombreux petits poulaillers dispersés.

  • DEUBALBE DEBTERI

    Salut! Je suis au sud-ouest du Tchad là où aucune ONG internationale à part ZTZ-BELAC. L’idée de créativité m’arrive plus souvent mais bloqué par manque de moyen. Cette fois j’ai trouvé à ma portée l’élévage des vollailes mais j’ai peur des épidémies saisonières qui s’évissent. Aidez à prendre une décision conséquente. Merci

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Deubalbe,
      les épidémies naissent d’abord dans les élevages concentrationnaires, la où on ne respecte pas les besoins des animaux.
      Des poules qui peuvent marcher et picorer en plein air ne sont pas sujette aux épidémies, il est même déconseillé de les vacciner à mon sens ça ne servirait qu’à les affaiblir, sans compter les risques sanitaires propres à l’action de vaccination.
      Les conseils : limiter la concentration des animaux par plusieurs poulaillers en bois, sur terre battue, avec des perchoirs à différentes hauteurs pour permettre aux poules de vivre leur hiérarchie sociale et donc d’éviter les conflits et le stress source de mauvaise santé chez les animaux comme chez les humains d’ailleurs.
      Le bien être général des animaux est la meilleure protection contre la maladie.

      • mhoumadi

        bonjour pascal

        tout a bord je tenais a vous que vous ete quelqu’un de bien
        depuid peu je suis un peu votre forum et je vois beaucoup de bienfait qui en decoule
        je suis comorien et jaimerais vendre les oeufs frais
        quesque vous me conseille achete directement les oeufs en passant par des fournisseur
        ou faire un elevages tout en sanchant que dans mon pays nous manquons de tout nourriture vitamine electricte tous

  • BGS

    salut merci pour l’article ça fait longtemps que j’y pense, j’ai essayé l’élevage ou les poulets sont confiné et effectivement ils sont sujet à beaucoup de maladies et les pertes sont pas négligeable, ce qui me frappait c’est la fréquence et la quantité de médicament qu’on leur donnaient ça m’as choqué, la dépendance des aliments fesait que quand il y avait pénurie j’étais mal, c’est quand j’ai vu un reportage sur l’élevage au burkina je me suis rendu compte qu’on n’a pas besoin de grand moyens pour faire de l’élevage et en plus nos race de poulet sont bien plus résistante et n’ont pas besoin de vaccin, cte article m’a fait du bien et m’as conforté sur ma position de faire cette élevage décrit dans votre article. j’aimerais savoir de façon pratique comment la mettre en oeuvre suivant notre réalité africaine? merci…….

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Hello BGS,
      bravo pour tes observations !
      Tu vois que tu n’es pas le seul à te rendre compte de la situation, il faut faire confiance à ton jugement.
      Maintenant, je ne comprends pas exactement ta question « comment la mettre en oeuvre suivant notre réalité africaine?  »
      Qu’est-ce qui te manque ? Le point de vue de la formalisation de l’entreprise ? Le point de vue technique ?
      Explique mieux ce dont tu pense manquer pour passer à l’action.
      Amicalement

      • bgs

        je veux dire qu’il n y a pas d’infos sur ce type d’élevage, ce qui manque c’est l’expertise, comment choisir l’endroit, comment le bâtiment se présente? en fonction de l’environnement qu’on a ( tropical humide, sec …) comment la mettre en place?…. surtout la formalisation et la technique. je pense qu’il y a un réelle marché de la qualité qui s’annonce et les consommateur le réclame cette qualité.

        • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

          Hello,
          les poulaillers, il est préférable de les construire soi même avec les matériaux locaux.
          Les principes à respecter sont : un plancher surélevé du sol pour maintenir les poules au sec, des perchoirs à différentes hauteurs (des barres de sections carrée aux arêtes émoussées), pouvoir fermer pour la nuit pour protéger les animaux des nuisibles.
          On fabrique des poulaillers de taille limitée, au fur et à mesure des besoins.
          Les principes généraux sont toujours de permettre le bien être des animaux, c’est ce qui les maintiendra en bonne santé.
          Il ne faut pas chercher des solutions définitives, il faut observer et améliorer en fonction des observations.

  • hossou

    bonjour.
    je suis un jeune Béninois agé de 23 ans. avec mes bourses j’ai réussi à payer un 1 hectare au village. un terrain sur lequel l’agriculture serai le mieux adapter. mais je suis passionné par l’elevage et malheureusement je n’est aucune expérience dedans. je dispose actuellement d’une économie de 300.000fca. je poursuis mes études a cotonou. j’ai besoin de quelqu’un de très competent dans le domaine de l’elevage pourqu’on s’assossie afin de fonctionner conjointement . je recherche egalement des conseils sur les genres d’especes que je dois elever et comment car à vrai dire je suis nul dans l’élévage. merci pour votre comprésion et votre sympathie. mon email : prames2015@hotmail.com

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Hossou,
      si tu veux te lancer dans l’élevage de volailles, il faut savoir que ça demande une attention continue, tu ne peux surement pas poursuivre tes études à distance et laisser l’élevage se faire tout seul.
      Si tu es passionné par cela, tu peux apprendre pendant tes vacances par exemple en commençant par une dizaine de poules, fais toi aider par une connaissance, un ancien, observe soit attentif et inventif, et comprends le message de l’article pour ne pas te faire piéger.
      Lis les commentaires tu trouveras des éléments intéressants qui pourront t’aider à progresser dans ton projet.

  • niglis david

    bonjour,
    je suis producteur de poulets de chair ( 2000 sujets ).
    Je suis très intéressé par une production plein air . Mais ,je suis sur d’une chose, c’est qu’il ne va être si simple d’opérer un changement ,que ce soit pour des raisons techniques ou des raisons économiques.
    sur le plan technique , bon nombres des choix que l’on a fait ne sont pas dictés par l’augmentation des poids par sujets mais plus pour protéger les bandes d’un bon nombre de nuisibles. Et qui plus est les races présentent au Sénégal en quantité suffisantes, pour l’approvisionnement en poussins, sont des races industrielles.
    Sur le plan comptable , ici il est peu probable de trouver un marché pour les produits fermiers bio, notre seul salut ce trouve dans des sujets dont le poids seraient plus important.
    Je vous rejoint pleinement dans votre idée de mise en esclavage des fermiers. Et il est incontestable que l’on nous vend très souvent des produits vétérinaire ou aliments de très basse qualité.
    Mais le verrou est bien tenu : en se moment je tente deux choses ( avec peu de résultats ), créer mon aliment ( mais pas moyen de trouver une formule sans prémix et pas moyen de trouver du premix);
    et en 2, de faire de la reproduction pour avoir des poussins sains ( impossible de trouver des reproducteurs).
    Voilà !! Donc si vous avez un business plan qui tient, moi c’est avec joie que je passerai mes poulets de 45 jours à 80 jours mais ici ,c’est pas simple.
    Sol très sec ( peu de vert peu d’insectes ) ,nombreuses bactéries aérobie ,et prédation animal ( chat , rat..) et « humaine » LOL!
    merci pour ces conseils.
    david

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour David,
      Merci pour votre intérêt. Il y a plusieurs éléments dans votre commentaire.
      1- aspect élevage
      Le fait de passer ses animaux en plein air est un changement important.
      Le premier conseil est d’y aller graduellement, de commencer par une petite bande pour se faire la main et s’adapter à son environnement (Une cinquantaine de poules par exemple), les habitudes ne sont pas faciles à changer, et surtout les idées qu’on se fait des choses.
      Peut être la première idée bloquante sur la nourriture est de croire qu’il existe des formules « scientifiques » obligatoires.
      En fait les poules peuvent se nourrir d’à peu près n’importe quoi, elles sont omnivores, elles mangeront aussi bien les déchets ménagers (épluchures de légumes) que les insectes et larves du sol, graines, herbe, etc … Cette variété d’apports s’équilibrera de lui même.
      Par ailleurs il ne faut pas craindre les bactéries aérobie du tout.
      Le premier point est donc de leur donner de la surface (5 m2 par poule) avec un couvert végétal. Vous pouvez par exemple entourer vos parcelles de Moringa qui fournira de l’ombre et dont les feuilles fourniront un excellent apport de minéraux.
      Tout cela doit être approprié à votre environnement, si vous ne l’avez pas fait visualisez la vidéo (lien sous l’article) sur les éleveurs Haïtiens, ils présentent d’excellentes idées sur la nourriture de leurs volailles.
      En ce qui concerne la protection contre les nuisibles, la encore il faut voir au cas le cas, quel type de nuisible ? Comment agissent-ils ?
      Il est évident qu’il faut des abris fermés pour la nuit la encore il faut diviser, avoir plusieurs abris de petite taille.
      Des chiens peuvent être utile pour l’alarme et la lutte contre les chats et les rats (Chien ratiers !).
      En ce qui concerne les races, envisagez de reproduire vous même et d’améliorer une race rustique, ce sera certainement un bon investissement pour l’avenir. Il y aura de nombreux éleveurs intéressés (J’ai déjà eu des remarques à ce sujet)

      2-Aspect économique et marché
      Vous avez raison de dire que le marché « BIO » n’est pas pertinent en Afrique, par contre les gens savent certainement reconnaître une bonne viande saine et savoureuse.
      Mais le premier intérêt est économique : en passant au plein air on économise sur les achats de nourriture, les produits vétérinaires, et les pertes dues à la maladie.
      Les investissements sont plus limités, on a pas besoin d’équipement sophistiqué, il faut du matériel pour les clôtures (amovibles pour déplacer les parcelles de pâturages) et la construction des abris.
      C’est d’abord un moyen de se sortir de la dépendance vis-à-vis de toute la clique qui vise à tondre les producteurs.

      • Traore

        Bonsoir Pascal comment allez vous tout d’abord je voudrais te féliciter pour cette initiative en vu de nous aidez nous Africain qui manquons souvent d’information pour nos activités.J’ai 21ans je vis au Burkina Faso et je suis étudiant j’aimerais plus tard mettre en place une unité d’élevage de poule et de pintade et en même temps utiliser les déchets de ceux ci pour enrichir espace qui sera dédier à la culture maraîchères pour cela une Banque du pays à décider d’octroyer des crédits importants aux étudiant qui auront rédiger les meilleurs Business Plan, donc je voudrais savoir si je peux vous envoyer mon business pour que vous puissez corriger les insuffisances.mERci

          • Traore

            Bonsoir Pascal D’accord dès que je finirai de le rédiger je vous l’enverrai. Pascal, autre chose j’ai suivi avec intérêt les vidéos sur l’élevage de poulets en Haïti et un point ma marqué c’est la nutrition des poules avec des vers de terre produit à partir de bouse de vache je voudrais savoir s’il est possible de reproduire ces vers à partir d’autres excréments d’animaux

          • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

            Hello Amos,
            ok, bien noté pour le business-plan.
            A propos des vers, si tu écoutes bien la vidéo, il est cité plusieurs animaux (lapin, chèvres …) ainsi que les déchets ménagers et des déchets végétaux, c’est un mélange dans lequel n’importe quels excréments légers peut faire l’affaire. Ils ont utilisé ce qu’ils avaient sous la main, il faut s’adapter à ses conditions et expérimenter.

          • Traore

            Bonsoir Pascal merci beaucoup excuse moi du dérangement c’est concernant toujours la production de vers de terre en fait j’ai suivi la vidéo mais je ne comprenais pas bien leur langue donc il suffit de mélanger les différents excréments sans rien y ajouter?.Merci

          • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

            Hello amos,

            ils citent différents excréments possibles, en fait ils le mélange avec de la terre et des déchèts ménagers, c’est un compost en fait.
            Moi même dans mon jardin je fais un compost, cad que je mets dans une sorte de coffre en bois (sans fond pour être au contact du sol) tous les déchets de jardinage (herbes, feuilles, petites branches de taille coupées, épluchures du ménage, reste de repas …) et je remue cela de temps en temps. J’obtiens un terreau noir qui est assez prisé des vers de terre. Je n’utilise pas d’excréments dans le contexte policé de la vie occidentale, mais je suis sûr que si je le faisais ça marcherait aussi.
            Lorsque j’étais enfant, à la campagne, les toilettes étaient dehors et consistaient en fait en une grande cuve métallique qu’on vidait dans le jardin lorsqu’elle était pleine, entre temps, les matières avaient « compostées » cad que des bactéries s’installent et opèrent une transformation qui en fait un humus qui va améliorer le sol, et la vie bactérienne qui facilite les échanges (sels minéraux et autres) entre les plantes et le sol.
            En bref, je veux dire, il ne faut pas prendre ce qui est dans la vidéo au mot à mot comme une recette exacte, mais il faut s’en inspirer et le ramener à son expérience et cette remarque est valable pour toute source de connaissance.
            (PS: dans la vidéo ils parlent créole en fait, parfois compréhensible, parfois moins)

          • Traore

            Bonsoir Pascal vraiment merci beaucoup j’ai pris note et je pense que je ferai la différence avec ces techniques. Je vous enverai bientôt le business plan

  • Baamadou Alpha

    bonjour vous savez l’Elevage contribue au revenus des population, placant l elevage au troixieme rang de l exportation au mali apres l’or et le coton et c’est pourquoi j’ai decider de mettre en oeuvre mon entreprise d’Elevage afin de participe au developpement de mon pays. A l’instant j’ai quelque difficultes technique et je suis a la recherche du parteneriat enfin de developper mon plan d’elevage. +22378706541

  • Christopher Adou

    Bonjour Pascal,
    J’ai pris le soin de lire tous tes commentaires et vraiment, je me suis enrichie avec tes analyses constructives. Je suis un jeune ivoirien vivant à Abidjan, je possède un espace de 3000m2 et je voudrais me lancer dans l’élevage Bio. J’avoue que je n’ai aucune expérience en la matière mais rien qu’à te lire, je me sens tout prêt. J’aurais juste besoin de vos conseils, surtout au niveau de mon business plan et bien d’autres.
    je suis au +22509322013 , mail: ntakpechristopher@yahoo.com
    Amicalement

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Christopher,

      merci pour ton appréciation et bravo pour ton enthousiasme.
      Si tu n’as aucune expérience, il faut surtout commencer petit pour se faire la main, il faut aussi aller regarder les élevages existant, même simplement les gens élevant une dizaine de poules de façon traditionnelle.
      Il faut se familiariser avec les animaux.
      Ensuite c’est une question de bon sens et de garder à l’esprit le cap qui est expliqué dans l’article, les vidéos sur la bonne façon de nourrir ses poules sont aussi très instructives, il faut vraiment les regarder (je sais que parfois ce n’est pas facile si le débit internet est lent)
      Il ne faut pas avoir peur d’inventer, les poules sont faciles à nourrir en fait et si elles ont accès à un terrain elles savent sélectionner ce qui est bons pour elles, elles ne sont pas stupides, on n’a jamais vu une poule s’empoisonner dans la nature !
      Pour le business plan, il ne faut pas trop d’en faire : d’abord si tu ne l’as pas encore fait, li l’article Démythifier le Business Plan
      Après l’avoir lu, tu peux commencer à rédiger un premier brouillon et l’envoyer au blog et nous pourrons alors te répondre plus précisément sur cette base.
      A te lire !

  • Diop

    J’envisagerai de faire ce genre d’élevage car je possède une grande espace de terrain au village et ce type d’élevage me convient largement, il me reste quelques détails et des partenaires oubien des associés :voila mon adresse :00221775174843 Dakar, Sénégal

    • Bruno

      Salut chers,
      je désire partager avec vous mon idée de projet d’élevage de porc.
      J’habite en ville et il m’est difficile de lancer un élevage de porc. Il y a en fait des contraintes quant à l’espace, la sécurité et l’alimentation.
      Un ami habitant en campagne s’est proposé comme « associé » et j’en est été ravie.
      j’ai fourni du capital à son épouse pour lancer deux activités précises:
      – la fermentation et vente de biere locale
      – la preparation et vente de gateaux de soja.
      Ainsi, elle a desormais des sources de revenus pour mieux tenir le foyer et pour mes porcs, il y a les tourteau de soja et les dechets de bière. Le mari quant à lui s’occupe de l’encadrement du cheptel.
      J’ai pour commencer acheter une truie qui par chance étaient gestante. en moins de 8 jours elle a mis bas. Pour une 1ère portée, 3 petits sont en vie et grandissent bien. Ces petits sont pour moi une immense source de motivation. A tous les autres, je dirais, allez y mettez la main à la pâte.
      a+

      • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

        Bonjour Bruno,

        merci d’avoir partagé ton expérience !
        Les tourteaux de soja sont excellents pour engraisser les porcs et les déchets de bière contiennent des minéraux et des vitamines.
        C’est un excellent exemple d’activités qui se complètent.
        Ces situations sont les plus favorables pour le rendement global d’un système.
        Les porcs, comme les volailles aiment le plein air, ils aiment fouisser le sol avec leur groin et manger les larves et vers de terre qui vivent dans le sol et qui sont comme des friandises pour eux.
        Enfin, les épluchures et restes de repas peuvent être donnés sans problème aux cochons.
        Un petit espace boisé constitue un petit paradis pour eux, surtout s’il peut assurer un sol un peu meuble.
        Le grand luxe serait d’avoir un trou humide dans lequel les cochons peuvent se rouler, pour se rafraîchir et se débarrasser des parasites.
        Il faut maintenant penser à la prochaine portée, sevrer les 3 petits vers 8 / 10 semaines, faire couvrir la truie …
        Bonne réussite !

  • fofack appolinaire

    Bonsoir,
    je suis attiré par l’elevage des poulets de chair, mais je n’ai ni l’expérience, ni la formation de base, que faire ?????

    • fofack appolinaire

      Je vie aux Cameroun , j’ai vraiment besoin de vos conseils, dit moi les dimention de l’espace que je doit acquérire pour 5000 à 10000 poulets , j’ai besoin de tous votre espériance et vos conseil san oublier votre soutien financier merci.
      Skype: appolinaire.fofack
      Tel: 237/ 77 01 55 61 / 93 04 86 54

      • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

        Hello Fofack,
        Les conseils gratuits, sont déjà la sur le blog.
        5000 à 10000 poulets, ce n’est petite affaire et ça ne peut pas se traiter par quelques conseils échangés par mail, c’est un vrai travail.
        Sans expérience, ce n’est pas conseillé du tout de démarrer comme ça.
        De plus c’est un risque financier que certainement personne ni aucune banque ne voudra assumer.
        Il faut prendre de l’expérience par vous même en visitant des élevages et en commençant par une petite affaire.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Hello,
      aller voir des éleveurs traditionnels, se lancer avec une dizaine de poules pour apprendre par la pratique, se familiariser avec les animaux, se confronter aux problèmes.
      Bien regarder la vidéo en dessous de l’article sur la « bonne façon de nourrir ses poules »
      C’est en forgeant qu’on devient forgeron !

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Hello,
      aller voir des éleveurs traditionnels, se lancer avec une dizaine de poules pour apprendre par la pratique, se familiariser avec les animaux, se confronter aux problèmes.
      Bien regarder la vidéo en dessous de l’article sur la « bonne façon de nourrir ses poules »
      C’est en forgeant qu’on devient forgeron !

  • Diamil Moustapha

    J’ai trouvé votre article très instructif. Je ne m’y connais pas en elevage et j’ai à cœur de m’y lancer. Raison pour laquelle je recherche des enseignements avant de m’y jeter. C’est le premier site que je visite ( l’expression « En AFrique » m’a attiré) et j’ai pu emmagasiner beaucoup d’informations, non seulement par rapport à l’élevage en tant que tel, mais surtout par rapport à tous ces lobbies qui nous mènent en …pirogue vers des océans dangereux. On a besoin de sites du genre. Grand merci.

  • koita biagui

    je viens d’être embauché dans une ferme industrielle en tant que commercial, j’aimerais ainsi bénéficier de vos conseils pour mieux écouler mon stock de poulet, merci

      • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

        Hello Christ,

        les difficultés sont le sel de l’entrepreneur, il ne faut pas les craindre et je ne crois pas qu’il y ait d’entreprise sans difficulté.
        Si tu lis l’article et les commentaires, tu y trouvera la clef pour éviter les risques majeurs et le piège de base qui est dans l’adoption de méthodes occidentales inappropriées aux conditions africaines (et même inadapté tout court, mais avec encore plus de conséquences néfastes en Afrique).
        Une fois sortie de ce piège basique, il y a un espace de réussite qui s’ouvre, mais certainement pas sans difficulté.
        La première difficulté étant peut être liée à la conséquence des peurs de l’entrepreneur lui même …

  • felie mbembo

    bonjour
    je suis une jeune gabonaise résident au Gabon je suis très intéresse à cette activité d’élevage ce pourquoi j’aimerais avoir les conseilles de ceux qui exercent déjà cette activité. j’aimerais avoir tout les renseignements possible pour débuter une ferme merci a tous

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Felie,

      lis soigneusement cet article, la vidéo sur la bonne façon de nourrir ses poules et les commentaires (Tu n’est pas la seule à poser cette question).
      Et puis LANCE TOI !
      N’attends pas d’avoir tout ce qu’il faut, il manque toujours quelque chose …
      Bien amicalement.

  • cisko

    Merci pour cet article et les idées pertinentes qui y figurent. Je pratique l’aviculture depuis 3 ans maintenant. Pour une aviculture viable en Afrique, il faut régler trois choses
    1. Le problème de L’alimentation : produire suffisamment de Mais et du Soja et du premix localement ou bien trouver d autres formes d’alimentation
    2. Le problème de formation des vetos.
    3.Créer une « race » qui réponde aux besoins des Africains et adaptée a notre climat et ne pas importer des Co… ou Ro…
    Apres la méthode d’élevage c’est secondaire.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour Cisko,
      merci beaucoup pour votre commentaire.
      A propos des races de volaille, il n’y auraient pas variétés africaines adaptées ou plutôt ces variétés ne seraient pas faciles à trouver sur le marché ?
      Dans cette dernière hypothèse, élever ces variétés pour les diffuser auprès des éleveurs pourrait être une opportunité non ?
      Bien amicalement

      • cisko

        Merci Pascal,

        Les varietes africaines existent et sont presentes sur marche.Cependant elle font 60oeufs par an(contre 300 -500 pour les poules commerciales sur le marche) , le poids des males reste faible , le taux de mortalite des poussins eleve…. bref le poulet local africain n’est pas competitif en l’etat actuel. Il faudra faire beaucoup selection pour pouvoir arriver aun niveau accpetable . Ce qui etonnant c’est personne ne s’y interesse….sauf moi 🙂

        • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

          Hello Cisko,
          d’expérience, les poules qu’on avait à la ferme, variété commune, qui se balladaient dans la cour et rentraient dans le poulailler pour la nuit, se nourrissaient sur la terre et des graines qu’on leur balançait par terre (pour qu’elles puissent fouiller et picorer), pondaient à peu près un oeuf par jour en été, avec pour la plupart une période creuse en hiver. Donc je dirais, effectivement 300 oeufs / an pour des animaux en liberté et nourris de façon traditionnelle (sans compléments).

  • MARTIN

    il est à noter que l’agriculture bio et traditionnelle propose sûrement une alternative, mais où les consommateurs ont les moyens financier pour payer les produits; Les élevage industriels bien gérés sont très rentables mais demandent un niveau technique suffisant et permettent de nourrir les population à faible coût. Penser que les poules fourniront des oeufs en quantité suffisante en gambadant relève de l’utopie

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Mon cher M. Martin,
      Depuis que les poules existent, elles ont toujours donné des oeufs en gambadant.
      Le fait de les tenir immobiles dans un endroit confiné est une monstruosité moderne.
      Si cela est rendu tout juste supportable dans les conditions occidentales (Présence d’eau, d’électricité, d’équipement electromécanique fiable …) c’est présisémenet ce qui est totalement irréaliste en Afrique et ne peut servir que les intérêts industriels, pas ceux des paysans, ni de la population, ni du pays.
      Il y a moyen en Afrique de faire un élevage BIO RENTABLE, en fait le BIO est simple en Afrique, c’est juste des chose à ne PAS faire.
      Maintenant la croyance que rendement implique nécessairement chimie et autres et une idée TOTALEMENT fausse, c’est exactement un ENDOCTRINEMENT.
      Si vous voulez révisez vos idées avec des arguments scientifiques, je vous invite notamment à consulter les travaux du RODALE Institute qui a fait une comparaison sur 30 ans de culture Bio / Chimique.
      http://rodaleinstitute.org/our-work/farming-systems-trial/farming-systems-trial-30-year-report/
      Je vous renvoie également à l’article Agro-Business-Africain-Alternatif sur ce site et à la vidéo qui fait suite à ce dernier article.
      C’est l’agriculture chimique qui est une dangereuse utopie !
      Bien amicalement.

    • Macé

      Bonjour,
      Je voudrais amener un petit témoignage concernant l’élevage intensif, ou plutôt industriel en Afrique et plus particulièrement en Côte d’Ivoire. Je vivais à Abidjan et comme beaucoup de consommateurs qui vivent dans cette grande ville, et qui non pas le temps d’aller courir les campagnes pour acheter de la bonne nourriture, j’achetais des poulets congelés provenant de Coco ivoire. Ces poulets n’étaient absolument pas bons, mais faute de pouvoir faire autrement j’achetais. Jusqu’au jour, où suite a notre achat de trois poulets congelés, j’ai senti un odeur pestilentielle. Les poulets ont fini dans la poubelle, et depuis ce jour, je n’achète ni poulets ni œufs provenant de ce genre d’élevage. En fait je pense comme Pascal que les élevages industriels en Afrique, copiés sur les modèles occidentaux, sans avoir ni les compétences, ni les moyens, ni le sérieux nécessaire à ce type d’élevage, sont un risque sanitaire grave pour les populations.

    • Traore

      Bonsoir Pascal comment allez vous tout d’abord je voudrais vous souhaiter une très bonne année 2016 que Dieu continue de vous guidés dans vos projets. Pascal j’ai presque fini la rédaction de mon business plan et j’espère vous l’envoyez bientôt, j’aimerais aussi savoir si vous pouvez me donnez d’autres conseils pour élever plus intelligemment et économiquement les poules comme le font les haïtiens.Merci

  • dambrine

    Je pense qu’en Afrique, il faut faire de l’intensif-extensif : je m’explique : avoir un bâtiment par exemple de 1000 m² pour mettre 12 à 15000 poules pondeuses mais l’aménager pour avoir trois bandes de 4000 à 5000 poules pondeuses. Mais surtout avoir environ 2,5 à 3 ha de pré à côté du bâtiment pour permettre aux poules de gambader la journée. Ce qui permet de moins perdre d’animaux. Ensuite, il faut passer des accords avec des fermiers faisant du grain pour le complément alimentaire ainsi que le dit si bien Eric Lemetais que je connais très bien.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Effectivement, c’est une possibilité, je conseillerais quand même pour ma part de séparer les bâtiments et de les répartir sur le pré.
      Mais l’essentiel est de permettre aux poules d’accéder à la terre pendant la journée et de compléter l’alimentation avec les produits locaux.
      Par exemple, les feuilles de Moringa dont la culture a été impulsé avec succès par Eric dans les îles Tristao de Guinée feraient un excellent complément alimentaire pour des poules en pleine forme !
      On peut aussi puiser dans les recettes des haïtiens (voir les vidéos) qui sont très inventifs.

  • LEMETAIS Eric

    Bonjour
    Nous avons des élevages de poules pondeuses et de pintades en Casamance et tout se passe très bien selon le vieux modèle d’élevage bio en liberté . De plus, nous avons créé une nourriture avicole 100% bio africaine locale et nous n’importons rien . Pour votre information, tout le monde est très heureux de ces élevages et nous formons les femmes à l’élevage et à la santé des poules. Elles sont très heureuses d’avoir et de vendre des oeufs et de valoriser la matière première végétale pour cet aliment bio. Nous ne cherchons pas à vendre nos produits à l’export, c’est grotesque : il y a assez de demande localement et dans la sous-région.
    Nous comptons faire à l’identique en Guinée et au Sierra Leone .
    Eric Lemétais
    .

      • philippe Liboureau

        Bravo pour cet article et l’emploi du terme « pays compliqué » : une très bonne analyse de l' »utilisation » du producteur par les différents business en amont et en aval de la production type intensive.
        Ma compagne a l’idée de se lancer dans ce métier à Sambava à Mada pour la production des oeufs et poulets de chair ; c’est en faisant des recherches sur l’élevage extensif et/ou bio en Afrique que je suis tombé sur votre blog.
        Avez vous quelques liens qui aillent dans cette direction (exemples, races adaptées, etc) ?

        Merci pour votre blog ; Philippe éco-constructeur

        • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

          Bonjour Philippe,
          merci pour les appréciations …
          Pour plus de détails sur l’élevage je conseille 2 choses : lire les nombreux commentaires, il y a des échanges sur les races et la nourriture.
          Enfin il y a la chaine youtube du Blog avec un channel dédié à l’agriculture qui contient notamment des témoignages très intéressants d’éleveurs(euses).

    • Madelaine Patrick

      Bonjour, je viens de lire votre message et je me demandais si vous aviez déjà démarré des projets notamment en Guinée. Je suis actuellement en réflexion sur l’opportunité de lancer un élevage de poules pondeuses au Fouta Djalon. Je pensais commencer par un petit élevage entre 500 et 1000 poussins pour un début. Je suis très intéressé pour échanger sur votre expérience.
      Je travaille plus sur le secteur du tourisme (foutadecouverte.over-blog.com), mais pour assurer un revenu régulier annuel à nos guides, je pensais développer une activité type élevage.
      Merci de votre attention et au plaisir de vous lire.
      Cordialement

    • bourgeois

      jaimerais vous rendre visite et partager votre experience.Actuellement en pre recherche avant investissement dans la region de st louis.Je partage votre analyse d un marche et d un elevage raisone qui n est pas destine a l export.
      O Bourgeois

    • Zaza

      Salut Eric,

      Tres enrichissant ton propos.

      Puis je avoir ton contact, j’aimerais me lancer dans l’elevage et l’agriculture tres bientot.

      J’aurai certainement beaucoup a apprendre de vos methodes.

      Merci deja.

    • Elisabeth Sonko

      Bonjour Eric,

      Serait ce possible d avoir des informatios sur vos formations et produist BIO.

      Merci d avance

      Elisabeth

  • HAIDARA

    Autre problématique sur le modèle Bio, la disponibilité des surfaces pour faire de grande exploitation sur le modèle Bio.La présence des grandes sociétés aujourd’hui au nom de la coopération sud-sud réquisition de grande surface pour faire de la culture du bio éthanol, et je ne sais pas quoi.Non seulement un problème pour agriculture vivrière mais aussi un danger au fond d’insécurité alimentaire.
    Sincèrement ,je suis au regret de constater un autre facteur sur le modèle intensif est que les bactéries pondeuses sont dépourvu de diététique alimentaire quant ils sont en reforme ici en générale on ne fait pas la différence entre les différents types d’élevages
    1-elevage pour les œufs
    2-élevage pour la chaire
    il est vrais, que les sous produits dans l’élevage pour œufs sont des poules de reforme qui serve de nourriture pour animaux,En Afrique en générale ont ne tien pas compte de ce facteur.
    Le labelle Bio est une histoire bourgeois, je pense,sur le marché Africain les produits surgelés font la vedette par ce que moins chère et disponible,contrairement aux produits d’élevages locaux qui sont riche en diététique.
    La question que je me pose en retours, est de savoir sur quel exemple de production il y a un risque zéro? a mon avis il n’y en a pas même le modèle Bio à ses limites que faire donc a mon avis une dose de chaque exemple de production n’est il pas la solution pour l’Afrique?

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Si j’ai évoqué le modèle Bio dans l’article c’est simplement pour montrer
      1- que le modèle intensif était remis en question dans les pays développés.
      2- que cela montrait qu’on pouvait produire efficacement sans toute la complication du modèle intensif, d’où l’intérêt dans les conditions habituelles en Afrique.
      Le problème des poules de réformes intervient à partir du moment où on cherche à spécialiser l’élevage pour la production d’œufs pour améliorer l’efficacité (Même si on est pas dans le modèle concentrationnaire).
      A propos du risque, bien sûr il n’y a jamais de situation risque zéro mais il n’est pas nécessaire de faire les choix précisément les plus risqués avec la concentration dans l’élevage.
      A propos du prix des volailles congelées, il serait à vérifier que c’est moins cher qu’un poulet bicyclette local. En tout cas c’est risqué car on connait l’irrégularité de la fourniture d’électricité et donc les risques de congélation/décongélation avec tous les problèmes sanitaires derrière.
      Les surfaces nécessaires à l’élevage des volailles sont sans commune mesure avec celles utilisées pour la grande culture, il ne peut y avoir vraiment concurrence.
      (L’éthanol peut être obtenu par la distillation de toutes sortes de plantes, mais je n’ose penser que de telles cultures existent aujourd’hui en Afrique tellement ceci est aberrant ? Informations bienvenues)

      • yANSANE

        Merci Pascal pour la riche analyse que vous avez faite sur l’élevage de volaille industrielle. Je pense qu’en Afrique, nous devons tout faire pour éviter les erreurs commises par les pays compliqués. En effet, élever la volaille en batterie relève d’une grande maltraitance animale. Pour ma part, je compte m’installer bientôt en Afrique de l’ouest dans une ferme où je rêve de pratiquer l’agriculture et l’élevage BIO. Les produits ainsi obtenus ont plus de goût et se conservent mieux.
        Grand merci.

      • BARRO

        Bonjour
        merci pour l’article sur la volaille que je viens de lire qui m’a beaucoup aidé car je suis aviculteur, la situation exact .
        Cordialement
        BARRO

  • blandine

    Au Cameroun ,
    le problème ne se pose plus , la filière agricole est assez bien structurée , le vrai problème réside dans la commercialisation des produits , une fois que les poulets sont prêts , pouvoir les commercialiser rapidement .
    Comment vendre rapidement , c’est là qu’intervient l’apprentissage des techniques modernes de conservation des produits issus de l’aviculture .

    • Thérèse BETICKA

      je pense qu’au Cameroun, le problème demeure, car les poulets de ferme sont moins savoureux que les poulets du village, sans doute à cause des conditions d’élevage et autres; la généralisation du modèle Bio serait salutaire!

    • DABRE Hamado

      Bjr Mme, juste pour vous encourager et vous demander de m’aider car, je suis nouveau dans le domaine de l’élevage et souhaite avoir des conseils de toute provenance afin de réussir dans ce domaine. Merci et courage à vous

      • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

        Hello Dabre,

        s’il te plait, je te renvoie à la réponse à Christopher Adou un peu plus bas.
        Lis l’article sur le business plan, mets sur papier la description de ton projet, envoie le et on pourra alors échanger sur des bases concrètes.
        A te lire !

    • David

      Article vraiment interessant et donne à refléchir.
      Merci Pascal pour cet article. Comme vous je suis ingenieur informaticien en Allemagne ayant grandi au Cameroun et tres plongé dans l’agriculture et l’élévage depuis mon plus jeune age etant donné que ma mère est technicienne d’agriculture et que nous avons des terres à dispositions.
      Les phénomènes décrits sont des choses que j’ai vecu donc je me retrouve complètement dans l’article comme les vaccins de prevention, la grande utilisation des antibiotiques et le manque d’infrastructure pour un elevage intensif à l’occidental(absence d’eau courante ou bien d’electricite et quand bien même existante il y’a des soucis de continuité).
      J’aimerai bien discuter avec vous des solutions alternatives puisque mon idée etait de creer une entreprise familliale au Cameroun pour l’industrialisation de l’élévage (pondeuse) et je voulais justement calquer le modèle occidental mais cet article m’enmmène à reflechir à nouveaux et me demander si une alternative ne serait pas meilleure.
      Mon expérience relève surtout des poulets de chair avec des bandes allant jusqu’à 500 poulets. les autres elévages relevait plus du hobby qu’autre chose (Porcs, lapin, canards, oies, dindons).
      Tres bon article en tout cas

  • HAIDARA

    Le modèle de business de type avicole à l’occidental représente certes une hégémonie financière tant pour les industriels que pour les producteurs. Mais dans la grande majorité des cas les productions servent à la consommation.
    l’Afrique victime de mal nutrition, la question de l’auto suffisance alimentaire ne réside t-il pas dans ce cas précis dans l’élevage intensif ?
    Et pour ce faire le modèle occidental est il adaptable aux réalités Africaine? Certes non.
    Le meilleur exemple nous est proposé avec le modèle Bio.
    Personnellement j’avais un modèle de business plan sur l’aviculture, mais grâce à votre expertise Mr Rodmacq j’ai compris les enjeux de cette entreprise périlleuse qui se trouvait calquée sur modèle intensif. Chemin faisant je me suis résolu à prendre un recul sur mon business pour mieux cerner les tenants et les aboutissants de mon environnement pour un modèle bio à l’Africaine.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Bonjour,
      le modèle d’élevage intensif à l’occidental ne peut pas être une réponse à la malnutrition en Afrique.
      Déjà cette histoire de malnutrition devrait être qualifiée plus précisément. La malnutrition en Afrique aujourd’hui me semble liée :
      1- aux régions où sévissent des conflits
      2- à l’émigration rurale entraînant des concentrations suburbaines de personnes sans travail et donc sans revenus.
      En fait les ressources naturelles nécessaires sont plus que suffisantes globalement en Afrique pour nourrir la population.
      Il ne faut pas perdre de vue non plus que l’Afrique est déjà bien capable d’exporter considérablement pour l’agro-alimentaire (Cacao, café, coton, arachides, …).
      Ensuite le modèle d’élevage intensif implique l’achat de nourriture, nourriture en majorité importée.
      Le comble étant que cette nourriture importée utilise des matières premières qui vont éventuellement provenir d’Afrique, comme le soja par exemple.
      Donc on ne résoud rien et on gaspille des devises.
      Il faut considérer les choses de façon globale.
      L’argument de la malnutrition pour justifier des modèles inadaptés est une manipulation, une idée du lobby industriel facilement relayée par l’industrie de la bienfaisance qui est une véritable plaie.
      En fait, je pense que la solution est :
      1- de permettre aux paysans actuels d’améliorer leur productivité.
      2- d’améliorer les infrastructures de communication/stockage pour faciliter la commercialisation et la transformation des productions agricoles sur place.
      L’amélioration de la productivité des paysans passe par la fourniture d’outillage, de méthodes, de services leur permettant d’écouler leurs productions en temps voulu et à prix équitable.
      Il est certainement possible d’améliorer la production des oeufs par exemple si on s’intéresse aux conditions dans lesquelles ils sont produits aujourd’hui et en écoutant les besoins de ceux qui les produisent.
      Effectivement les techniques de l’agriculture biologiques sont intéressantes pour l’Afrique car elles utilisent un minimum d’inputs.
      Faire le tri de ces pratiques et connaissances, les arbitrer au vue de la situation locale est la source d’amélioration de la production et donc d’augmentation de la richesse.

      • KIGNOUMBA SCHELLY

        Bonjour Pascal et tous,
        peut on avoir un business plan sur un projet de cultivation et transformation du manioc et maîse en Afrique centrale?

        • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

          Bonjour Schelly,
          je te conseille de lire l’article suivant : Agro-Business Africain Alternatif
          Cet article présente un business model qui peut s’appliquer au manioc.
          En aucun cas, on ne peut fournir un business plan prêt à l’emploi, ça n’a pas de sens.
          Le business plan doit être le fait de l’entrepreneur. Il peut se faire aider bien sûr, mais il doit rester le maître de son BP.

          • IBRAHIM

            Bonjour Pascal. Moi je voudrais avoir votre mail pour pouvoir dialoguer avec vous sur ce sujet.Merci

          • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

            Hello mon ami,
            j’ai essayé de vous écrire sur votre adresse eMail mais elle ne fonctionne pas !