Business Plan : 5 mythes à éradiquer 19


Le Business Plan est un sujet largement rebattu sur la plupart des sites dédiés à la création d’entreprise. Il est souvent présenté comme le sésame de la création d’entreprise et il intimide souvent le créateur.

Ici nous ne reviendrons pas sur les généralités du Business Plan mais nous passerons en revue certaines idées toutes faites (Que j’appelle mythes) qui viennent souvent à l’esprit lorsqu’on parle de Business Plan et dont je pense l’entrepreneur africain est encore plus prompt à s’imprégner que son homologue occidental car il cherche à – trop – bien faire !

De plus, déjà biaisées à la base, ces mythes peuvent être d’autant plus dommageables qu’on cherche à les appliquer dans le contexte des économies et des sociétés africaines.

Mythe : le contenu du Business Plan doit répondre à un formalisme précis

Ce mythe laisse entendre qu’un Business Plan digne de ce nom devrait être rédigé pour correspondre à un modèle unique, suivant des règles qu’on ne saurait dominer sans être passé par les fourches caudines d’une Grande Ecole de Commerce ou de Gestion.

Mettre la forme au service du but

En fait le Business Plan est simplement un document qui va permettre à quelqu’un qui ne vous connait pas, qui à priori ne connait pas ou peu votre marché,  de comprendre votre projet, votre marché, votre problématique et lui permettre de se faire une idée qui lui paraitra claire et fondée des chances de succès et de rentabilité financière de votre projet.

Le contenu du Business Plan vise simplement à pouvoir répondre à ces objectifs : compréhension du projet et appréciation de la rentabilité. Tout ce qui peut permettre la satisfaction de ces objectifs est le bienvenu dans le Business Plan, quel qu’en soit le formalisme !

En pratique, le contenu d’un Business Plan va être éminemment variable en fonction de la nature du projet, de son marché, de sa problématique. Il n’existe pas un modèle unique et définitif de Business Plan.

Conseil

N’essayez pas de coller à un modèle pré-établi de Business Plan, suivez la logique de votre business, restez toujours pertinent, claire et concis. Ces conseils sont valables d’une façon générale, mais ne pas les suivre aura plus de conséquences négatives en Afrique où les longs rapports formels ont toutes les chances de ne jamais être lus.

Mythe : le business plan doit contenir une étude marché

Déjà, l’étude de marché est aussi quelque chose de relativement mythique en soi, c’est une sorte de mythe compagnon de celui du Business Plan !

Un concept né dans un contexte spécifique

L’étude de marché est le plus souvent associée aux questionnaires et aux dépouillements statistiques. Ce format s’est imposé dans les économies occidentales des années 70, dans le contexte de marchés déjà structurés et de comportements relativement uniformisés. Il est typiquement associé au marketing de masse où l’entreprise est en prise directe avec ses acheteurs qui sont aussi les consommateurs du produit.

Qui n’est pas le contexte africain actuel

Or, à part le cas où vous exporteriez des produits de grande consommation vers les pays occidentaux, une étude de marché dans le sens ci-dessus n’aura pas beaucoup de sens dans le contexte africano-africain.

En Afrique les chiffres sont partiels et d’une fiabilité limitée.

Si dans les pays occidentaux, les citoyens ont été sommés depuis longtemps de se ranger dans un nombre restreint de boites aux contours bien définies avec des étiquettes précises, qui font le bonheur des statisticiens, en Afrique, les contours des boites sont mal définies, ils changent en continu, on est pas d’accord sur le nom à donner aux boites et enfin il y a beaucoup moins de moyens au sein des administrations en charge des statistiques.

Il y a bien des Instituts Nationaux de la Statistique dans la plupart des pays mais ils sont déjà à la peine pour assurer les chiffres démographiques fondamentaux (Population, pyramide des âges, flux migratoires, taux de natalité et de mortalité …)

L’évaluation du secteur informel pourtant dominant, est très difficile, elle se fait par enquête, typiquement une fois tous les 5 ans, et la lecture de ces rapports est édifiante sur les difficultés, difficultés sur lesquelles s’ajoutent les batailles d’experts à propos des définitions … [1]

De l’étude de marché à l’analyse du marché

Plutôt donc qu’étude de marché quantitative, dans le contexte africain tout particulièrement,  je proposerais la notion d’analyse du marché, qui va consister à se rendre compte sur le terrain par soi-même, à observer, parler et échanger directement avec les acteurs du marché et à utiliser son intuition.

Ce qui parait beaucoup plus déterminant qu’une hypothétique étude de marché me parait être la capacité de l’entrepreneur à sentir et à anticiper les grandes évolutions de la société et à inscrire son projet dans le courant des évolutions détectées.

A titre de comparaison, même dans le contexte occidental, pensez vous que Google soit née d’une étude de marché ou plutôt de l’anticipation d’un mouvement de fond ?

Mythe : le business plan est un document confidentiel qui doit être protégé

Ce mythe a un mythe compagnon qui est celui de “l’idée géniale qu’on risque de me piquer”.

j’ai souvent entendu l’expression de cette crainte, de cette méfiance, chez les entrepreneurs africains que j’ai rencontré. Ce mythe semble bien plus présent et entretenu en Afrique qu’ailleurs.

Ce mythe montre que l’idée business est considérée comme une sorte de talisman qu’il suffirait de posséder pour réussir et donc qu’il importe de ne pas se faire voler.

Une crainte infondée

Déjà, on peut considérer que des milliers de personnes de par le monde ont des idées similaires au même moment. L’idée qu’on croit être le seul à posséder et qu’on garde jalousement a toutes les chances d’être déjà dans la tête de pas mal d’éventuels concurrents. Et je ferai remarquer que ce n’est pas une mauvaise nouvelle, ça veut dire qu’il y a potentiellement quelque chose de fondamental derrière cette idée.

Ensuite, il faut considérer que, peut être une personne sur mille va mettre en œuvre une idée. Les autres se contenteront d’y penser, d’y rêver mais ils n’agiront pas, ou ils n’agiront pas de façon soutenue et se décourageront très rapidement, et parmi les rêveurs, il s’en trouvera un nombre important qui n’agira pas précisément dans la crainte de se faire voler “son” idée !

Ce qui différencie l’entrepreneur est avant tout sa capacité à agir et sa persévérance (sa capacité à ne pas se décourager).

Donc, fort de la conscience de ces capacités et de leur importance, l’entrepreneur ne doit pas craindre de diffuser son business plan aux personnes nécessaires.

l’Idée Business est un iceberg

Idee-IcebergMaintenant, si on se penche sur la notion de l’Idée Business, on peut la comparer à un iceberg avec une partie émergée visible et une partie immergée, invisible et pourtant bien plus déterminante que la première.

  • Part visible :  la description du produit ou du service envisagé, c’est ce qu’on appelle habituellement “l’Idée Business”.
  • Part invisible :  l’expression du pourquoi cette idée marche, les conditions qui font que cette idée marche, les interrelations fines avec l’ensemble de l’économie et de la société qui tissent le succès de l’idée.

Bien souvent on craint pour l’aspect visible que l’on cherche à protéger. Ce n’est pas réaliste, cette part est par définition publique, et encore une fois, elle est sans doute déjà partagée par un grand nombre de personnes.

Par contre être capable d’identifier les conditions qui font que l’idée fonctionne est ce qui assure le succès de l’idée. Or c’est précisément au fur et à mesure de la mise en œuvre de l’idée que se révèleront l’essentiel de ces relations fines avec le marché dont on n’avait perçu qu’une petite portion au stade théorique. Ce point est d’autant plus important dans une économie changeante, en développement, situation typique du continent africain, c’est pourquoi j’insiste dessus.

Conclusion : la meilleure façon de protéger une Idée Business est de la mettre en œuvre !

Mythe : le business plan se suffit à lui même

Le business plan ne se conçoit pas sans l’entrepreneur qui va avec ! Je veux dire que le business plan s’explique et se met en scène par l’entrepreneur lui même.

Ceci signifie que vous devez être parfaitement à l’aise avec ce qu’il y a dans le business plan, rien ne doit vous échapper de ce qui est à l’intérieur, c’est là où la tentative de faire coller votre problématique entrepreneuriale à un modèle tout fait peut faire long feu et se retourner contre vous.

Ceci peut être aussi le cas si vous vous faites aider par un tiers car vous ne vous sentez pas capable de le rédiger vous même : ceci ne peut marcher que si vous êtes en parfaite harmonie avec votre conseil et que ce dernier vous a parfaitement compris et qu’il est effectivement capable d’exprimer fidèlement votre point de vue.

Le business plan exprime le point de vue de l’entrepreneur et à ce titre ils sont inséparables, tout particulièrement dans le cas d’une création d’entreprise individuelle, et tout particulièrement dans le contexte africain où on lit peu et où les personnes passent avant les papiers.

L’entrepreneur doit démontrer sa détermination, sa passion, sa foi et sa capacité à mener à bien son projet décrit dans le business plan, car on n’a jamais vu un business plan, même le meilleur soit-il, se mettre en œuvre tout seul !

Mythe : le business plan est établi une fois pour toute

Voilà, vous avez bouclé votre Business Plan et vous dites : “Ouf, j’en ai fini avec ça, passons à la suite”. Et bien non ! Ce n’est pas comme ça que ça marche, et je pense qu’avec l’image de l’iceberg ceci doit être maintenant évident.

Vous devez continuer à faire vivre le Business Plan, c’est-à-dire que même si vous n’allez pas passer votre temps à écrire des Business Plan, vous allez vivre votre Business Plan en enrichissant la face cachée de l’iceberg. Vous allez comparer vos résultats à vos prévisions, découvrir ce qui marche et ce qui ne marche pas, affiner vos actions, les spécifications de ce que vous vendez, comment vous le vendez à qui …

Ce faisant vous prenez de l’assurance et de l’autorité sur votre marché et lorsque vous aurez besoin de faire appel à de nouveaux financements, que vous devrez présenter un autre Business Plan, le contenu ne sera autre que l’expression de votre pratique, ce qui sera sans doute d’autant plus convaincant.

Résumé

  • Il n’y a pas un modèle unique et définitif : adaptez la rédaction du Business Plan à la nature de votre projet.
  • L’étude de marché quantitative est sujette à caution dans le contexte africain : concentrez vous sur l’analyse directe du terrain
  • Ne cédez pas à la crainte paralysante de vous faire piquer votre idée : mettez la en œuvre, c’est votre meilleure garantie !
  • Le meilleur Business Plan du monde ne pourra se substituer à votre passion d’entreprendre et à votre détermination, un investisseur ne s’engagera qui s’il sent cela chez vous.
  • Le Business Plan le plus important est celui que vous mettez en œuvre dans vos actions au quotidien pour faire réussir vos affaires.

Questions

  • Avez-vous des difficultés à démarrer la rédaction de votre Business Plan ?
  • Qu’est-ce qui vous parait le plus difficile dans la rédaction d’un Business Plan ?
  • Ressentez-vous le besoin de vous faire aider pour la rédaction de votre Business Plan ?

Soyez entrepreneurs, et agissez : vos réponses à une des questions sont attendues dans la zone des commentaires ci-dessous !


[1] Publications de l’institut National de la Statistique du Cameroun 


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19 commentaires sur “Business Plan : 5 mythes à éradiquer

  • de Souza

    Hello Pascal,
    J’ai besoin de lire et de relire cet article ainsi que le commentaire de M. NDIAYE.
    J’ai créé une petite entreprise au Benin et je reconnais que rien n’est prévisible et que je progresse par tâtonnements, questionnements, etc.
    Merci infiniment.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Il faut se lancer, tout simplement, prendre un papier et un crayon (ou son ordinateur) et décrire son modèle.
      Il faut focaliser son attention sur la tâche un temps suffisant, au moins une heure par exemple.
      Il ne faut pas chercher à tout faire en une fois, un texte se raffine en plusieurs passes.
      On peut utiliser la technique de gestion d’attention qui consiste à d’une part focaliser toute son attention pendant un temps continu assez long, puis, une fois quelque chose produit ne plus s’en préoccuper pendant un certain temps en vaquant à d’autres occupations.
      Ensuite on revient sur le texte et on reprend la réflexion de manière focalisée.
      On va ainsi préciser ses idées au fur et à mesure en alternant des moments d’attention soutenue avec des moments d’abandon.
      Egalement il est très important de partager le résultat de ses réflexions avec une ou plusieurs personnes d’expérience et de confiance.

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Hello BGS !
      et bien, c’est dit dans l’article, il n’y a pas de règle fixe.
      Tu expliques simplement la logique de ton activité. Ce que tu vends, à qui tu le vends, pourquoi on l’achète, à quel prix, comment le produit est produit et distribué, combien il coûte à produire … Ce genre de choses simples.
      Commence comme ça, envoie ta copie au blog (Par contact) et on pourra t’orienter.
      Bien amicalement

  • Nahla

    Allo!
    Je suis moi aussi en train d’écrire un business plan pour une idée d’entreprise en Afrique. Je suis d’accord avec beaucoup de ses points. Ma stratégie initiale était de construire le document à partir de modèles trouvés sur le net. Je pensais gagner du temps pas c’était particulièrement difficile parce que mon plan était un peu bancal. Du coup j’ai décidé de suivre mon propre plan, en gardant en tête les objectifs (et grandes lignes qu’un B.P) doit avoir.
    Cependant, je voulais ajouter qu’il y a de plus en plus de sources fiables sur le marché de l’Afrique. Pas de quoi faire une étude de marché en tant que telle mais certainement de quoi permettre aux entrepreneurs à voir des tendances. Des firmes réputées comme McKinsey au Canada ou même Ernst & Young développent de plus en plus de rapports qui cibles l’Afrique. Ces rapports sont gratuits. Mais c’est clair que l’Afrique n’est pas homogène et que le contact avec le terrain et l’expérience au préalable sont les meilleures façons de tater le terrain et de nuancer les statistiques des organisations internationales. Il y a aussi des acteurs locaux qui offrent des services de sondage sur place comme Soko Insight. Les services sont payants mais c’est un bon moyen d’avoir accès à des données personnalisées. Enfin, je suis 100% d’accord avec le fait que le BP n’est pas statique mais évolue avec l’entreprise. D’après ma feuille de route, je pense que je devrais raffiner mon B.P au moins 2 fois au cours des 5 prochaines années. Quoiqu’il en soit, le B.P est vraiment une partie importante dans la création d’entreprise. Une fois qu’on met une idée sur papier et qu’on fait l’exercice de monter un plan d’affaire, c’est là qu’on se rend vraiment compte de la pertinence du projet.

    N.

  • mademba

    Pour ma part je ne suis pas d’avis avec vous sur le faite de procéder à une analyse de marché à la place d’une étude de marché. L’intuition d’entrepreur existe, mais c’est une chose qu’il est nécessaire de valider par des données réelles que seules une étude de marché (ciblée avec un questionnaire bien redigé et un bon échantillon) peu fournir.

    La démarche occidental rationnelle contient des limites certes, mais a pour avantage de donner peu de place au hasard. Sur ce je vous encourage pour votre blog et vos articles qui sont très pertinents

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Hello Mademba,
      merci pour votre commentaire et vos encouragements.
      Attention, mes restrictions à ce sujet visent d’abord le sens et la fiabilité des chiffres générés par les instances gouvernementales et autres dans les pays d’Afrique.
      Il n’y a pas de problème sur les chiffres dont vous dominez la production et donc la signification, vous même.

      • Abdoulaye NDIAYE

        Bonjour Pascal,
        J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur le BP et ses mythes.
        J’adhére à votre point de vue et voudrai apporter une contribution à ce débat très important pour tous ceux qui sont dans l’entrepreneuriat ou veulent s’y lancer.
        Je viens de compléter la semaine dernière une formation gratuite en ligne sur une démarche entrepreneuriale appelée « EFFECTUATION », formation MOOC offerte par la busness school EMLYON.
        Cette démarche énonce 5 grands principes du processus entrepreneurial qui illustrent bien les conseils de Pascal.
        Selon l’effectuation la démarche de création d’entreprise est plutôt un processus émergent et non tout à fait prévisible comme on le ferait avec un BP.
        Le modéle économique: le produit, le marché, le client, la tarification, est inconnu au debut. Il se construit au fur et à mesure du développement de la nouvelle entreprise.
        On ne démarre pas forcément avec la bonne idée, le bon produit, le bon client. Le busness model émerge du processus entrepreneurial sur les premières semaines, les premiers mois, voire les premières années de l’entreprise. Ce n’est donc pas un cadre prévisible au départ. Il se détermine progressivement par tâtonnements, essais, erreurs et des rebondissements sur des echecs.
        Les principes de l’effectuation permettent également de remettre en cause et de montrer le caractère non fondé d’un certain nombre de mythes tenaces et bien ancrés dans nos esprits et qui peuvent freiner l’entrepreneuriat, tels que:
        – Mythe 1: les entrepreneurs aiment le risque.
        – Non dit l’effectuation. Ils ne l’aiment pas, ils l’acceptent et veulent plutôt le contrôler.
        Mythe 2: Il faut une grande idée pour démarrer. Il faut être visionnaire pour être entrepreneur
        – Non, pas necéssairement. La vision de l’entrepreneur est plutôt le résultat d’un processus qui se construit progrssivement. Partir d’une idée simple suffit pour démarrer et ensuite passer rapidement à l’action. L’entrepreneur va plutôt au contact du réel, sur le terrain et fait évoluer son projet. Il n’est pas visionnaire.
        -Mythe 3: Les entrepreneurs sont des experts en prévision.
        – Non, ils ne font pas de prédictions, ils transforment plutôt les marchés, leur environnement, ils cherchent à les contrôler.  » La meilleure façon de prédire l’avenir est de le créer soi-même ».
        -Mythe 3: Les entrepreneurs ne sont comme nous, ce sont des super heros, ils ont des qualités exeptionnelles.
        – Non, l’entrepreneuriat est un phénoméne universel, de toute race, sexe, éducation, culture, âge, etc…, avec des qualités et des défauts. Il n’ ya pas de profil type d’entrepreneur, l’activité d’entreprendre est universelle et ouverte à tous.
        Mythe 4: Les entrepreneurs réussissent seuls.
        Non, l’entrepreneuriat est nécessairement un travail d’équipe. On peut démarrer seul mais on ne le restera pas longtemps pour diversifier ses compétences. Ce qui détermine la réussite d’un projet c’est la capacité de l’entrepreneur à travailler avec d’autres ressources, d’autres parties prenantes, la capacité à susciter des engagements (associé, employé, premier client, ….). L’entrepreneuriat est avant tout un exercice social.
        J’ai sans doute été un peu long, mais voilà les quelques idées de reflexion que je souhaitai vous soumettre suite à l’article de Pascal.
        Pour ceux qui seraient interessés à plus d’infos sur cette démarche effectuale, ils peuvent consulter les sites suivants et s’inscrire à la prochaine formation gratuite sur internet chez EMLYON MOOC EFFECTUATION:
        http://effectuation-lelivre.com/telechargement/
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Effectual

        • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

          Hello Abdoulaye,
          merci pour ce commentaire pertinent et structuré.
          Je ne connaissais pas le concept d’effectuation et je te remercie de me le faire connaitre.
          Il est en effet parfaitement en ligne avec mon point de vue sur l’entrepreneuriat, notamment dans le constat que l’entreprise se créer d’abord dans l’action et avec les moyens du bord.
          De même je constate que l’effectuation débusque un certain nombre de mythes sur ce qu’est censé être l’entrepreneur et l’entreprise, ce qui est très salutaire.
          Car le plus grand ennemi de l’entrepreneur est sans doute cet ensemble de mythes dont nous abreuvent les médias dominants sur le sujet et auxquels il essaye désespérément de coller.
          Je conseille à tous de jeter un oeil sur le sujet.
          NB: le lien de téléchargement ne fonctionne pas, le livre se vend et ne se télécharge pas gratuitement.
          Il y a une version kindle à 10 € sur amazon :
          Effectuation: Les principes de l’entrepreneuriat pour tous

    • Pascal Rodmacq Auteur de l’article

      Merci pour ton appréciation Nassirou.
      Pense à tes amis ! « Like » et partage cet article sur les réseaux sociaux !
      Plus le blog sera connu, plus nous serons encouragé à créer de bons articles et plus d’opportunités s’ouvriront pour tous.

  • Mahel Elie

    Tout à fait d’accord avec vous. L’entrepreneur doit s’approprier son Business intimement. Ce n’est que très souvent qu’on le fait monter par des consultants qui en fait confectionnent des documents qui permettent d’accéder à des fonds mais dont les mécanismes opérationnels échappent totalement à l’entrepreneur et n’en sont même pas la préoccupation 1ère. Et c’est une des explications du nombre très élevés d’échecs enregistrés.

  • my business plan

    Je suis on ne peut plus d’accord avec vous, notamment sur la partie étude de marché qui n’est pas valable que pour l’afrique mais également pour les projets en europe. La meilleure et seule étude de marché valable est celle que l’on mène sur le terrain, en allant à la rencontre de potentiels clients